- Breathe Me -



Dans la Continuité de < As-Lovers-Go >



En quatre ans, il c'est passé des choses.
Histoire de vous éclaircir sur Dylan, mais en fait, surtout sur Alex.
Je le prendrai certainement comme personnage principal.
Cette histoire sera breve, et à pour but de vous faire connaitre Alex ( Nathan) parceque c'est un personnage que j'aime beaucoup en définitive.
J'espere que cela vous eclairera et peut etre vous touchera.

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 12:53

Modifié le dimanche 06 avril 2008 14:06

Musique

Si je ne devais retenir qu'une infime partie de ma vie, je crois que je ne réflechirai même pas. Le choix est déja établi.
Je ne prendrai de ma vie bien tumultueuse que les quatre années passées à Santa Anna avec elle.
Elle.. C'est plutot impersonnel et vague quand on le prononce, ce pronom n'a aucune valeur, à priori.
Non , pas pour ma part. En l'espace de quatre ans , elle était rentrée dans ma vie pour la boulverser, tout foutre en l'air et prendre une place importante dans ma vie.
Dès le départ, quand j'y repense, je savais que cette fille là ne serait jamais à moi. Elle était tout ce qu'il y avait d'insaisissable et fugace. J'ai bien tenté de l'attraper dans mes bras plus d'une fois, mais au moment ou je sentais qu'elle était sur le point de céder, elle glissait comme de l'eau entre mes doigts.
Son coeur était déja occupé, alors je m'étais fait une raison : " Oublie là mon grand, c'est bien mieux comme ça... "
Comme si c'était facile. Comme si c'était une evidence d'avoir à tout refouler, à tout cacher.
Vous savez ce que c'est que de refouler des pulsions insatiables? Vous savez, comme, essayer de chasser les pensées qui ne tendent que pour elle , qui vous saturent la tête et le coeur. Ou bien encore , avoir des gestes tellement tendres et doux puis se raviser au dernier instant, pour ne pas franchir cette limite.
C'est destructif, notre coeur bat vite, trop vite.
Mes journées étaient rythmées par ces refoulements. Parceque j'avais Dylan Franz dans le peau depuis la toute premiere fois où elle m'avait souri.
Je crois que je suis essentiellement amoureux de son sourire, et de son rire. Ces deux choses chez Dylan sont tellement rares que lorsqu'elle sourit, le monde entier peut s'arreter de tourner pour moi. Le simple fait de voir au loin ces boucles blondes courrir vers moi , sauter à mon cou, respirer l'odeur de ces cheveux et entendre son rire resonner dans ma tête durant des heures entieres, sécher ces larmes qui fendent mon coeur en deux. A partir du moment ou elle est avec moi, avec ce sourire collé aux lèvres, je me sens capable d'affronter toutes les merdes de la vie.
Je commence déja à vous en dire un peu trop. Car c'est là sans la moindre prétention, ni intention que je vais vous raconter ces quatres années là.
Je crois qu'en prenant du recul, je peux dire qu'elles ont été les plus belles.
Mais une chose est sûre, quand je suis sorti de ces quatre ans, j'étais totalement détruit.

Il y à un commencement, puis une fin.
Et entre les deux, il y à le Néant.

# Posté le samedi 08 décembre 2007 03:14

- Into the Dark, Nobody can't See Your Pain -

- Into the Dark, Nobody can't See Your Pain -
Musique ( je donnerai tout ce que j'ai pour savoir qui chante dans cette superbe vidéo extraite de cette tres belle histoire )

Vendredi 2 décembre.
Ce jour est à jamais gravé dans mon esprit.
Je sortais de l'hôpital après une visite à Mme Davis. Cette femme est sur le point de mourrir, cette femme que j'ai cotoyé durant toute mon enfance.
Je la revois encore dans la cuisine de chez Chade en train de nous préparer les plus délicieux muffins que je n'ai jamais gouté. Avec son éternel sourire elle nous les tendait sur un vieux plateau, puis nous ébourriffait nos longs cheveux à Chade et moi. Je suis boulversé. J'arrive sur le Parking de l'hôpial, je me sens mal, j'ai du mal à respirer. Tout est confus dans ma tête. Je ne peux m'empecher de penser à Dylan. Elle est certainement avec Chade à ce moment même. Elle est heureuse avec lui.
Le vent froid me traverse, me fait frissonner. La nuit commence à tomber le ciel s'obscurci dangeureusement.
Je revois son sourire quand elle l'avait aperçu tout à l'heure. Jamais je ne serai à la hauteur, et sa me bouffe, je ne peux plus contenir mes sentiments.
Ils sont devenus trop forts. Jamais je n'avais ressenti ça, et je sais bien que je ne devrai pas ressentir ce genre de chose pour la " petite-amie" de mon meilleur ami.
Le fait est que je sature, je vais exploser, je le sens. J'ai des larmes qui me brulent les yeux, je ne veux pas pleurer, je ne peux pas , je dois être fort.
Je n'arrive plus à me contenir et fond en larmes. Je tombe la tête entre mes mains par terre. Je ne suis pas si fort que je le crois.

" Je la revois lors de son premier jour à la radio. Elle se tortillait les mains et ne cessait de mordre sa lèvre inférieure. Je crois que j'étais déja bien mordu. Mais ce jour là je me rappelle en avoir pris conscience. Mon coeur c'était mis à battre trop vite quand elle c'était penchée vers moi pour me remercier et me prendre dans ces bras. Oui je me rapelle c'est à cet instant que j'ai tout senti basculer en moi."

Je me resaisi, il commence à pleuvoir, je suis trempé mais je m'en fou. Je régle la radio j'ai besoin de me changer les idées.
Je me balade dans Laguna, la pluie s'abat sur mon pare-brise. Je ne vois presque rien. Mais j'arrive tout de même à reconnaitre une chevelure familiere assise sur un banc.
Cette vision me glace le sang, elle est recroquevillée sur ce banc, elle tremble de froid , mais ne semble pas vouloir bouger pour autant.
Sans plus attendre je descends de la voiture en courrant. Je m'arrete à deux pas d'elle, mon coeur se serre violement. Elle incarne la souffrance par exellence. Dans un élan je la prends dans mes bras et la sens frissonner lorsque je lui murmure à l'oreille " je t'ammene, on va se sécher. "
Je la prends par le bras et la fait rentrer dans ma voiture. Nous roulons depuis 5min, elle ne m'a pas décroché un seul mot, ni un sourire. Elle reste là à mes côtés, comme figée. Je décide de faire un détour jusqu'au gymnase. Arrivés là bas, je lui tends une serviette me pose tout pres d'elle. J'entends sa respiration sacadée et irreguliere. Elle serre les poings. Je lui parle et tres vite elle me dit ce qui ne va pas. Elle éclate en sanglot dans mes bras , je reste comme paralysé. La voir dans cet état me fout en l'air, je la serre fort contre moi, je veux tant la protéger de tout ça.
Soudain je me rappelle d'un stage à Santa Anna dans le domaine de la radio. Tout s'accelere dans ma tête et sans réflechir voilà que je lui propose de partir avec moi là bas, loin de tout. J'attends sa réponse avec peur, mais elle me regarde dans les yeux et je vois cette même peur mais aussi cette même détermination .
Musique
Sans plus attendre, nous partons préparer ces affaires, nous allons partir des demain matin, sans laisser de traces, sans rien dire à personne.
Avant le départ, je l'arrete un instant et la regarde, nous sommes faces à faces.
" Dylan, il est encore temps de faire machine arriere... Si tu ne veux pas, je comprendrai... " Je baisse doucement la tête, elle me la releve tendrement
" Tu es le seul en qui j'ai confiance, le seul que j'ai, alors je te suivrai. " A ces mots elle laisse échapper un sourire d'entre ces levres. J'ai le coeur qui va exploseer,je sais que je suis sur le point de faire quelque chose de mal, d'insensé qui va me détruire. Parceque c'est ce qu'il va se passer, à trop jouer avec le feu, on finit vite par se brûler.
Nous sommes devant la maison de Dylan prets à monter dans le bus, quand soudain la porte d'en face s'ouvre violement. Chade nous regarde incrédule, ne semble pas comprendre. Dylan me saisit la main et me la serre tres fort. " S'il te plait prends moi et ammene moi dans ce bus avant que je passe la rue, avant que je fasse une erreur." Nous montons rapidement dans le bus, je la soutiens tant que je peux, elle reste droite , paralysée par la peur.
Le bus démarre , l'orage se fait entendre, et Chade commence à courrir apres le Bus en tapant contre la fenetre. Dylan se crispe et me plante sa main dans mon genoux.
Je le prends dans mes bras, saisis sa tête entre mes mains pour lui boucher les oreilles et la regarde fixement.
A cet instant , nous n'avions pas besoin de parler pour savoir ce à quoi je pensais, elle savait ce que je voulais lui dire, elle le voyait dans mes yeux
" Ne t'en fais pas, je suis là "
C'est comme ça que tout à commencer .

# Posté le samedi 08 décembre 2007 15:07

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 05:02

- IfI gave it all away for one thing Just for one thing -

-   IfI gave it all away for one thing Just for one thing  -
Musique

Il y a du bon dans l'imprevu, c'est surprenant et envoutant à la fois .On a l'impression de ne rien controler et c'est cela qui est tellement plaisant dans l'imprévu, nous laissons le hasard reprendre le dessus... Parfois certaines personnes peuvent se montrer tellement touchantes et surprenantes, qu'on se dit que finalement la vie vaut la peine d'être vécue pleinement .
Alors qu'on était au bord du gouffre , sans crier gare , dans un sursaut inatendu on se releve, plus fort , plus confiant , mais il faut du temps. C'est un art qu'il faut cultiver .


Musique :
Je me réveille doucement, le soleil a reussi à filtrer à travers mes paupieres closes. Le bus roule toujours, nous ne sommes plus très loin de Santa Anna, je reconnais le paysage. Je me retourne vers Dylan, elle a la tête appuyé contre la vitre du bus et dort calmement sa main crispée dans la mienne . En le regardant dormir je me dis que peut etre ce n'est pas une si mauvaise idée que d'être parti de Laguna . Je ne peux plus réfreiner mes envies et je lui passe tout doucement ma main dans ces cheveux, je descends et caresse sa joue tendrement. Je me sens appaisé, calme et posé, j'en viens même à oublier tout les problemes qui vont survenir quand nous arriverons sur Santa Anna, comme le logement , l'argent. Je la regarde dormir , sa main dans la mienne et ma main dans ses cheveux et tout s'évapore doucement . Je souris , Dylan ouvre ses yeux rougis , elle est encore sous le choc d'hier soir . Elle me regarde ... Ce regard rempli de peine et de souffrance, sans rien dire elle vient se blottir tout contre moi . Son parfum m'envahit et mon coeur s'emballe. Je serre mes bras autour d'elle et pose ma tête sur sa tête.
" - Alex... Merci , tu es toujours là quand j'en ai besoin ...
" - Tu sais la premiere fois que je t'ai vu , je me suis dit , cette fille là , elle souffre mais ne le montre pas . Elle s'est construit une muraille atour d'elle et je ferai tout pour qu'elle me laisse entrer dans sa vie et la sauver... "
Elle me sourit et me tape doucement contre le torse .
" - Si je ne te connaissais pas je pourrai penser que tu me récite une réplique d'un de ses films romantiques que j'ai vu dans ta vidéotheque l'autre jour, dans l'unique but de faire tomber petit à petit ma muraille... Mais tu y es déja arrivé..."
Je ris d'un rire franc qui semble la suprendre , elle me regarde étonnée et rit à son tour . Dans de pareilles conditions , on se demande comment on peut encore trouver la force pour rire, mais le fait est que lorsque vous êtes avec la personne, cette personne unique , un simple sourire peut vous sembler la meilleure des choses au monde .
Et c'est le cas. Dylan rit de plus en plus et une larme de joie coule aux coins de ses yeux . Je lui essuie en riant, ce geste semble la destabiliser. Elle s'arrette d'un coup et baisse la tête . Je l'interroge du regard. Elle me regarde enfin avant de dire :
" - C'est étrange... Chade fait couler mes larmes et sechent celles de tristesses... Toi tu es different, tu me fais rire tu ... "
Mon coeur s'arrette à ses paroles . Je n'aime pas vraiment quand elle me compare à Chade, parceque je sais... Je sais que je lui arriverai jamais à la cheville. Il compte tellement pour elle.. Ils ont ce lien indescriptible que j'envie. Je ne suis que le bon copain... Je devrai m'y faire, mais c'est tellement douloureux de refouler ces sentiments...
Elle me regarde et ravale un sanglot, je ne trouve rien à répondre , je lui souris et elle se blottie à nouveau contre moi .
Nous sommes restés comme ça jusqu'à la fin du trajet, sa tête contre mon épaule et ma tête sur la sienne, nos mains unies...
Nous posons enfin les pieds sur Santa Anna. Il fait bon, une legere brise vient nous décoiffer, dans un même geste nous expirons comme pour evacuer notre angoisse et éviter cette question " Maintenant, on fait quoi ? " Je commence à vite me laisser gagner par mes questions , je stresse rapidement. Dylan s'en aperçoit et me tape sur l'épaule amicalement avant de me murmurer
" Ne t'en fais pas, ensemble on y arrivera, je te le promets "
Ces paroles me redonnent du courage, je la regarde , mes yeux sont plein d'émotions differentes à la fois, de la joie, de la tendresse et de l'amour, c'est indubitable. J'ai peur qu'elle s'en rende compte... En regardant une personne dans les yeux, on peut lire tellement de chose.. Je détourne vite mon regard , souris et lui tends rapidement ma main .
" A partir de maintenant , on est lié toi et moi , et rien ne pourra défaire ce lien. Donne moi ta main, à partir de ce jour , elle ne lachera plus jamais la mienne .Ni même l'orage, l'angoisse, la peur , la peine, ou même tes mauvais goûts en patisserie (Ne rie pas c'est vrai!) Rien de tout cela ne me fera lâcher ta main . "
En guise de réponse elle me saisit la main en riant de bon coeur en me répondant " Je suis d'accord avec tout ça "
Je passe mon bras sous le sien et l'entraine dans ma marche. Nous ne savons pas où nous allons mais nous sommes confiant, optimiste et plein d'espoir .

Car ce qui est magique dans la vie, c'est l'imprévu .

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 07:42

Modifié le samedi 15 décembre 2007 07:53

- Just Don't Let Me Down -

-  Just Don't Let Me Down -
Musique : ( ma chanson fétiche )


A mon avis, quelques minutes de rire et de bonheur par jour peuvent rajouter quelques heures à votre horloge interne. Il n'y à rien de plus vrai que le bonheur. Il n'y à rien de plus sincere, surtout lorsque tout atour de vous semble s'écrouler petit à petit. Parfois , il suffit de peu pour être heureux, le bonheur est le moteur qui fait tourner notre terre. C'est l'essence même de notre existence, ce pourquoi nous nous battons tout les jours avec acharnement et convictions .
Grâce à ces instants de bonheur notre vie se rallonge considareblement, j'en reste intimement persuadé.

Nous marchons toujours dans Santa Anna, cette ville est superbe, l'air c'est refroidit un peu et le soleil se couche petit à petit. Nous n'avions pas encore trouver le moindre lieu pour dormir cette nuit . Je vois que ce probleme angoisse Dylan , mais je ne sais pas pourquoi , j'ai un sourire collé aux lèvres depuis notre arrivée. Je sens que je prends un nouveau départ, un commencement s'esquisse paisiblement, et puis si je le partage avec Dylan, c'est encore mieux .
Elle me regarde l'air interrogateur en levant un sourcil
" - Je peux savoir ce qui te fait sourire niaisement depuis plus d'un heure Alex ? Je te signale qu'on a pas encore trouvé un lieu pour dormir et il est hors de question que je dorme dehors...!
- Tu vois , c'est pour ça que je souris depuis tout à l'heure, c'est parceque je savais que tu allais dire ça à un moment ou à un autre, j'attendais simplement quand.
.."
Elle me regarde et hausse indifferement les épaules en soufflant, mais je vois bien que je la destabilise en anticipant ses reactions. Elle me jette un sourire complice et faussement agacée.
" - Alex tu m'enerves... Avec toi la situation la plus dramatique devient comique, je suis pas comme ça, j'ai tendance à voir tout du mauvais côté et à me morfondre sans arret.. Mais étrangement je crois que tu déteins doucement sur moi , je commence à voir les choses differement... "
" - Alors c'est très bien tout ça , si j'arrive à te rendre un peu plus optimiste j'aurai accompli quelque chose de grand pour l'humanité... "
Je souris mais je ne pense pas ce que je dis... Je ne suis pas reellement quelqu'un d'optimiste à la base. Comment être optimiste lorsque vous savez que votre meilleur ami est en train de perdre sa mere que vous considerez comme la vôtre , et qu'il a de surcroit le coeur en miettes.. Et qu'en plus de cela, vous vous détruisez petit à petit jour apres jour parceque vous brûlez d'amour pour la fille même qui a brisé son coeur.. Ma vie est en definitive un réel bordel. Mais je prends sur moi , je fais tout pour paraitre heureux quand je ne le suis pas. Je ne dois pas être triste , parceque je sais que Dylan qui est une véritable éponge emotionnelle replongera.. Pour elle je garde le sourire même si parfois j'ai plutot envie de m'éffondrer sur son épaule , de la serrer contre moi pour plonger ma tête dans ses cheveux et respirer son odeur.
Elle voit que j'ai la tête ailleurs et une sorte de voile c'est posé sur mon visage, fermé et triste. Je reprends le dessus , pour l'instant, je dois tout lui faire oublier pour que sa peine s'attenue... Je lui prends la main et lui dis
" J'ai une idée pour faire garder le moral aux troupes ! Si on chantait ? Don't Worry Be Happy? Je chante et toi tu siffles ! "
Elle à l'air soudain génée et je la voyais même rougir, je ris d'un rire franc en voyant sa tête
" Dylan Franz qui rougit? Incroyable ! "
" - C'est que je ne sais pas siffler..."
Je m'arrete d'un coup et la regarde deconcerté, puis elle se met à rire d'un rire crystallin et magnifique... Bon sang que j'aime ce rire .
Au loin dans une ruelle un peu sombre j'aperçois un panneau " Hotel " .Je souris et l'entraine dans ma course, elle ne comprend pas et j'ai tout juste le temps de lui mettre mes mains devant ses yeux. Elle les pose sur les miennes et j'ai un leger frisson qui me parcourt l'échine... Je sifflote un peu à son oreille et retire mes mains d'un coup
" Le palace de Mademoiselle Franz est avancé ! "
Elle garde sa main dans la mienne et ouvre la bouche comme si elle voulait dire quelquechose mais les mots ne sortent pas..
" Alex ! C'est une ruine ! " Puis elle part dans un rire tellement spontanné qu'il me gagne et que je ne peux plus m'arrêter de rire. C'est pour ces moments là que je me bats.
Ces rires là ne sont pas artificiels mais tellement francs et imprévus. Nous rentrons dans l'hôtel en riant, Je reserve une chambre avec deux lits, Dylan ne veut pas dormir seule et je la comprends, moi non plus.
Elle se dirrige tranquillement dans le couloir vers notre chambre en tentant de siffler tant bien que mal ce qui me fait enormement rire . Avant de mettre la clé dans la serrure on se regarde et nous sourions, puis elle finit par dire ce je savais qu'elle allait dire : " En fait, j'ai pas tellement envie de dormir "
Je la regarde et fais un énorme sourire, nous sommes bien sur la même longueur d'ondes. Elle me saisit le bras et m'entraine dans la rue dehors. Le vent c'est calmé et il fait bon . L'hôtel fait angle avec une maison assez belle qui possede apparement une piscine. Je regarde Dylan me penche vers elle et lui murmure : " Pas Cap ..."
Elle me fait un large sourire, ce que je prends pour une affirmation . Je la saisie sur mon dos tente de rentrer comme je peux dans ce jardin. L'adrénaline monte, puis on voyant que la maison est vide et sans alarme , je me jette dans l'eau et l'entraine dans ma chute . Nous nous debattons dans l'eau , je la laisse me couler et fait semblant d'être mort.
" Alex.... Ohoho ? Oh non ! " Puis je me retourne et la coule à mon tour, et nous faisons cela inlassablement comme deux gamins pendant plus d'une heure .
Puis nous flottons d'épuisement dans l'eau , tout en sifflant, du moins je siffle et elle , je ne sais ce qu'elle fait à vrai dire. Je l'entends sortir de l'eau , je me retourne et je l'aperçois assise sur le bord de la piscine , les yeux etincellants tremblante de froid, mais une énorme sourire sur le visage. Elle me ne lâche pas du regard et cette situation me gêne un peu. Je brise le silence
" Qu'est ce que tu as ?" Elle baisse les yeux et sourit tres lentement.
" Pour la premiere fois depuis longtemps, Je goute au Bonheur... grâce à toi Alex ... Je n'arrive pas à me dire qu'il y à de cela un jour je pensais ma vie terminée... Puis te voilà, toi...Merci. "
Je reste muet et sors doucement de l'eau pour me poser tout pres d'elle, elle depose sa tête contre mon épaule. Je joue avec le feu et mon coeur bat à tout rompre et cogne violement contre ma poitrine. Apres quelques minutes restés dans cette position je décide de rompre le charme, il le faut...
" Allez, allons nous coucher, demain est un nouveau jour , on doit encore passer le casting pour la radio locale.. Il faut être en forme..."
Elle acquiesse et semble quelque peu déçue, ou alors je me fais des idées..
Nous nous dirrigeons calmement vers l'hôtel, nous avons pu gouter au Bonheur pur et simple, pour peut etre la toute premiere fois de notre vie.
Nous sommes bourrés de joie et d'étoiles plein les yeux, soudainement on se sent plus léger.

Cette situation est tellement magnifique et dangeureuse à la fois, car en réalité plus le Bonheur est intense, et plus dure sera la chute .

# Posté le samedi 15 décembre 2007 11:38

Modifié le samedi 15 décembre 2007 16:36